Dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, Pact'Alim appelle à une juste répercussion
des surcoûts supportés par les entreprises et se félicite de l'ouverture du Ministre Serge
Papin à la question de la réouverture des discussions commerciales.
Une situation « exceptionnelle » qui n'a pu être intégrée dans les accords
Pour Pact'Alim, qui représente 3 000 PME et ETI de l'alimentation, cette prise de
position constitue un signal important. Elle traduit la nécessité de prendre en compte une
situation exceptionnelle, intervenue au moment même où s'achevaient les négociations
commerciales 2026, et qui n'a donc pas pu être intégrée dans les accords récemment
conclus.
« Depuis le déclenchement du conflit, les entreprises font désormais face à une hausse
brutale de leurs coûts, ainsi qu'à des perturbations d'approvisionnement liées
notamment à la situation au détroit d'Ormuz. Selon les données de l'Insee, l'indice des
prix à l'importation des produits industriels a bondi de 7,9% en mars par rapport au mois
précédent ».
Des hausses de 15 à plus de 30 % pour les emballages plastiques
Pour les PME et ETI françaises de l'alimentation, l'impact est particulièrement sensible
sur les emballages, qui représentent en temps normal entre 10 et 20% de leur prix de
revient. Or, les emballages plastiques enregistrent des hausses de 15 à plus de 30 % selon
les polymères et résines tandis que les emballages métalliques augmentent de 10 à 20%
et des hausses sur les autres matériaux d'emballages sont vraisemblablement
attendues. À ces évolutions s'ajoutent les surcoûts de transport maritime et routier,
créant une pression supplémentaire sur des équilibres économiques fragiles.
Pour Jérôme Foucault, Président de Pact'Alim : « Il faut que ces surcoûts puissent être
loyalement et effectivement répercutés au plus vite. Les enjeux sont le maintien de notre
capacité de production, la pérennité de nos entreprises et des filières agricoles et de la
pêche et au final de notre souveraineté alimentaire ».
La GMS « doit prendre en compte cette nouvelle donne économique »
Les impacts économiques de la situation actuelle rappellent, avec désormais une
intensité accrue, ceux constatés lors de la guerre en Ukraine. Cette situation justifie une
réponse rapide, concrète et responsable de l'ensemble des acteurs de la chaîne
alimentaire. Les accords commerciaux conclus ces dernières semaines, tout comme les
contrats de fabrication de produits à marque de distributeur (MDD), ne peuvent rester
déconnectés de la réalité des surcoûts désormais supportés par les entreprises.
Pact'Alim appelle à ce que la grande distribution prenne pleinement sa part dans la prise
en compte de cette nouvelle donne économique dans l'intérêt de notre souveraineté
alimentaire et sera particulièrement attentive aux suites qui seront données.
Pour plus d'informations :
Pact'Alim
pactalim.fr
Un impact particulièrement sensible sur les emballages