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Les maraîchers et les horticulteurs s’adaptent à la crise

À Gaillard, à proximité de la frontière suisse, Aurélie Crétallaz dirige depuis 2004 l’exploitation agricole familiale Le Verney, fondée en 1968. Depuis le début de la crise la situation de l’entreprise évolue rapidement. Les premières semaines de confinement, la loi empêchait Aurélie d’ouvrir sa serre à la clientèle. « Notre clientèle avait l’habitude de déambuler sous nos serres pour choisir ses plants », réagit Aurélie. « Ce qui n’est plus possible. Heureusement, depuis une semaine, nous avons le droit de vendre des plants potagers sur le parking, mais sans donner l’accès aux serres. »

Mais le timing de la crise sanitaire joue à l’encontre des horticulteurs. « La grosse saison des fleurs c’est cinq semaines, du 25 avril au 25 mai. On bosse à fond là-dedans en ce moment, mais le problème : comment va-t-on les vendre ? Nous savons que commercialement ça va être très dur. »

Pour répondre à cette question, son mari, un ancien informaticien, a monter un site Internet www.jardivores.com afin que les clients puissent passer commande. Le tout a été fait à l’improviste en une quinzaine de jours : « Ce n’est pas notre cœur de métier, mais nous allons également mettre en place un service de livraison à domicile, sur le secteur de l’agglomération d’Annemasse. » 

L’avenir du secteur s’annonce complexe et trouble : « On aura forcément un gros problème de main-d’œuvre. L’autre problème qui va nous poser souci, ce sera de vider les serres des marchandises non vendues. Ça va être difficile… », explique-t-elle.

 


Source : lessorsavoyard.fr

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