Abonnez-vous à notre lettre d'information quotidienne pour vous tenir informé(e) des dernières actualités!

S'abonner Je me suis déjà inscrit(e)

Comme nous donnons la possibilité de consulter nos articles gratuitement, nous comptons sur les revenus de nos bannières publicitaires. Merci donc de désactiver votre bloqueur de publicités et de réactualiser la page pour pouvoir poursuivre votre visite sur ce site.

Cliquez ici pour savoir comment désactiver votre bloqueur de publicité.

Sign up for our daily Newsletter and stay up to date with all the latest news!

S'abonner I am already a subscriber

La récolte des fraises et des asperges débute dans le Loir-et-Cher avec une main-d’œuvre différente des autres années

Avec la crise liée au Covid-19, Damien Venot, agriculteur à Villermain, dans le Loir-et-Cher, a été contraint de s’adapter pour recruter la main-d’œuvre dont il avait besoin pour la cueillette de ses asperges. En effet, avec la crise sanitaire les « travailleurs détachés n’ont pas pu venir en France » comme ils le font chaque année. « Le groupement d’employeurs de la FNSEA 41 m’a permis d’avoir quatre Bulgares. Et, localement j’ai trouvé cinq autres personnes, des gens qui n’ont pas de travail avec les circonstances actuelles », explique-t-il.

L’appel du gouvernement à venir aider les producteurs lui a permis d’effectuer correctement la récolte de ses 4 hectares d’asperges vertes plantées en 2017. Il a cependant dû gérer quelques « abandons de poste » et la commercialisation des asperges via le groupement « Asperges Chambord ». « On ne va pas avoir beaucoup de valeur ajoutée, mais, au moins, je ne devrais pas perdre d’argent, souffle-t-il tout en rappelant : la main-d’œuvre pèse pour 60 % dans notre coût de production. »

La situation chez les producteurs de fraises de la région n’est pas aussi sereine. Claude Repinçay, cogérant du Gaec de la Gaillardière, fait tourner son exploitation en sous-effectif : « Normalement, j’ai 120 à 130 personnes. Mes équipes sont bloquées en Bulgarie. Aujourd’hui, je tourne avec 50 personnes, je n’ai pas assez de monde pour ramasser : en temps normal on envoie 12 tonnes par jour au cadran, là c’est loin d’être le cas. On s’est tourné vers Pôle emploi, on fait des contrats mais beaucoup viennent une demi-journée et arrêtent. Cela nous prend un temps fou. »

En plus des ouvriers locaux habituels, la famille est venue en renfort pour faire fonctionner l’entreprise : « Notre main-d’œuvre est assez fidèle. Nous embauchons une vingtaine de cueilleurs. Nous avons normalement quelques contrats OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration). Cette année, les Marocains n’ont pas pu venir : il a fallu pallier cette absence. Les Polonais ont aussi été bloqués à la frontière allemande », précise Michel Piquet, le père de Claude.

Pour attirer les travailleurs, « On a publié un message sur la plateforme Wizi.farm qui nous a permis d’avoir six/sept personnes. Le bouche à oreille et Facebook fonctionnent aussi. Quand les gens appellent, on leur explique bien les conditions, qui sont assez dures, on cherche même à leur faire peur ! »

En revanche, l’écoulement des produits se passe quant à lui très bien. « Les débuts ont été atypiques, les gens s’étant rués sur les pâtes et la farine. Aujourd’hui ils ont repris une consommation normale en matière de produits frais », constate Michel Piquet, qui est aussi vice-président de l’AOP Fraises de France et membre fondateur du cadran de Sologne.

 


Source : lanouvellerepublique.fr

Date de publication: