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(Inde)

« La guerre au Moyen-Orient met aussi à l'épreuve le contrôle de la qualité »

L'inspection qualité s'est imposée comme un élément incontournable dans le commerce des produits frais depuis les perturbations en Asie occidentale, explique Bhushan Yalmar, PDG de Zorro QC, à Mumbai. « La demande pour nos services a augmenté d'environ 35 à 40 %, car les réacheminements liés à la guerre, l'allongement des temps de transit et l'incertitude générale ont rendu les données indépendantes sur la qualité indispensables pour les opérateurs sérieux. Comme nous collectons des informations sur l'état du marché dans différentes zones géographiques, nous les partageons avec nos partenaires afin d'améliorer la prise de décision. »

Bhushan Yalmar cite notamment les exportations indiennes de raisin vers l'Europe comme un cas particulièrement révélateur : « Certaines cargaisons, qui devaient rester 36 à 40 jours en mer, ont finalement passé 70 à 75 jours en transit, certains conteneurs restant bloqués en mer pendant des mois. Or, les raisins ne sont pas conçus pour supporter 75 jours de transport maritime. Les lots concernés ont subi une forte dégradation de leur qualité, entraînant une perte de valeur considérable pour les exportateurs ayant expédié des volumes importants, parfois de 150 à 200 conteneurs sur ces navires. »

« Le réacheminement ne crée pas de nouveaux problèmes, il met en évidence les limites des durées de transit pour les produits frais », souligne Bhushan Yalmar. Dans le cas des pommes polonaises, par exemple, les équipes de Zorro QC ont observé une perte de fermeté de 0,5 à 0,7 kg/cm² par rapport aux niveaux habituels avant expédition, certaines cargaisons enregistrant même des baisses allant jusqu'à 1 à 1,5 kg/cm², réduisant fortement la marge de tolérance attendue. Des phénomènes comparables ont été constatés sur les agrumes égyptiens, avec l'apparition de plis et de dégradations internes liées à l'allongement des trajets.

© Zorro QC

Selon Bhushan Yalmar, la tolérance des acheteurs face aux défauts n'a pas évolué de manière homogène dans ce contexte de guerre. « Si certains acceptent une qualité inférieure en raison des pénuries, pour beaucoup, cela devient un levier de négociation. Au moindre défaut, certains acheteurs utilisent les perturbations comme argument pour renégocier les prix à la baisse », explique-t-il. « Dans ce type de situation, un rapport de contrôle qualité clair, accompagné de photos et de données, permet à l'exportateur de s'appuyer sur des éléments concrets plutôt que sur un simple désaccord d'interprétation. »

Face à ces perturbations, Zorro QC renforce ses protocoles d'inspection sur trois axes. Premièrement, la taille des échantillons est augmentée afin de mieux refléter la variabilité réelle des lots soumis à des transits prolongés. Deuxièmement, l'analyse ne se limite plus aux aspects visuels, mais intègre davantage les défauts internes, tels que la perte de fermeté, les altérations internes ou les premiers signes de dégradation non visibles extérieurement. Troisièmement, l'examen des enregistrements de température devient central, toute rupture de la chaîne du froid pouvant accélérer silencieusement la détérioration lors de longs trajets. « Associées aux contrôles qualité à l'arrivée, ces données constituent des preuves essentielles dans le cadre de réclamations auprès des compagnies maritimes. »

Bhushan Yalmar recommande de systématiser les contrôles qualité indépendants à l'arrivée, en les intégrant directement dans les contrats, plutôt que de les considérer comme une mesure ponctuelle en cas de litige. « Aujourd'hui, en Inde, la plupart des contrôles interviennent uniquement après une réclamation, et à ce stade, il est souvent impossible de s'accorder sur l'état réel de la cargaison à l'arrivée. En revanche, si chaque conteneur faisait l'objet d'un contrôle indépendant dès son arrivée, cela réduirait considérablement les tensions et les litiges tardifs. »

Il conclut en appelant les opérateurs à intégrer des clauses spécifiques liées au transit dans leurs contrats. « La plupart des contrats actuels définissent la qualité à un moment précis, sans tenir compte des changements d'itinéraire ou de l'allongement des temps de transport. Dans un contexte où les perturbations du transport maritime deviennent plus fréquentes, les négociants doivent engager des discussions transparentes sur l'évolution de la qualité lorsqu'un trajet de 36 jours s'étend à 75 jours, et s'accorder en amont sur la répartition des risques, plutôt que d'attendre l'arrivée de la marchandise. »

Pour plus d'informations :
Bhushan Yalmar
Zorro QC
Tél. : +91 70 35 364 747
[email protected]
www.zorroqc.com

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