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Olivier Thomas, Ferme du Pont d’Achelles :

« Gagner en précocité devient un enjeu crucial pour nous, asparagiculteurs dans le Nord »

À la ferme du Pont d'Achelles, Olivier Thomas mise sur la précocité pour capter un marché de plus en plus demandeur dès le mois de mars : « Nous avons commencé la campagne entre le 8 et le 10 mars », explique Olivier Thomas. Un calendrier rendu possible grâce à la culture sous tunnel, en asperges blanches comme vertes. « Si l'on attend les premières asperges de la culture de plein champ, on démarre plutôt autour du 10 avril. Mais à ce moment-là, il est déjà trop tard face aux autres régions de France ».

Cette avance permet de répondre à une attente forte du marché. « Dès le mois de mars, les producteurs sont présents, la grande distribution ouvre des lignes, l'asperge fait la une des journaux annonçant le début du printemps et l'arrivée des beaux jours. A ce moment-là, le marché est généralement dynamique ». Une période stratégique, notamment à l'approche de Pâques, où la consommation s'intensifie.

© Ferme du Pont d'Achelles

Le tunnel : technique de production devenue indispensable pour gagner en précocité
Aujourd'hui, la ferme dispose de 5 000 m² de tunnels, une surface qui devrait doubler pour atteindre un hectare dès l'année prochaine. « L'objectif est d'approvisionner davantage nos clients sur cette période charnière, entre le 10 mars et le 15 avril », précise le producteur. Cette montée en puissance vise à sécuriser un mois de production précoce, devenu incontournable.

La campagne de Pâques illustre d'ailleurs l'importance de cette technique de production : « Sans la production sous tunnel, nous n'aurions eu aucune asperge pour Pâques ». Une situation qui pourrait néanmoins se compliquer l'an prochain, avec des fêtes pascales plus précoces encore que cette année.

Un marché en perte de dynamique après Pâques
Si les prix étaient jugés satisfaisants avant Pâques, la situation a depuis évolué. « Aujourd'hui, le marché a tendance à s'écrouler », constate Olivier Thomas. « Cela est en partie dû à un afflux soudain de volumes et à un retard initial en production dans la plupart des régions de France ayant entraîné un télescopage des récoltes ».

À cela s'ajoute la concurrence étrangère : « La Hollande arrive avec des prix très bas, ce qui risque également d'impacter le marché ». Une pression supplémentaire dans un contexte où le pouvoir d'achat reste limité, dans des régions plus que d'autres : « Dans le Nord, il faut faire attention à ne pas dépasser un certain niveau de prix, même en période de forte demande et même lorsque le marché est favorable », précise Olivier Thomas.

Une production de plein champ qui démarre
Région la plus tardive de l'Hexagone, la production de plein champ débute seulement dans les Hauts de France. « Nous commençons mi-avril et nous irons jusqu'au 15 juin », indique le producteur. Une entrée en production tardive, mais une qualité au rendez-vous : « Nous avons la chance d'avoir de très belles asperges, avec beaucoup de goût. Elles poussent tranquillement dans des terres limoneuses, ce qui leur donne une saveur vraiment particulière ».

Une consommation encore incertaine
À court terme, Olivier Thomas espère que les prix reviennent à des niveaux plus classiques. « Pourvu que la consommation suive et que le marché se régule ». Mais plusieurs inconnues persistent : contexte économique, coût de l'énergie, moral des consommateurs… « On ne sait pas si les gens vont freiner leurs achats ou au contraire vouloir se faire plaisir », résume-t-il. Une chose reste certaine : la période allant jusqu'à la fête des mères sera déterminante. « Après, la consommation diminue généralement de manière significative, ce qui précipite la fin de la campagne ».

Pour plus d'informations :
Olivier Thomas et Françoise Thomas
La Ferme du Pont d'Achelles
Tél. : 03 20 48 60 43
[email protected]
https://www.lafermedupontdachelles.fr

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