La saison précédente a été particulièrement difficile pour les cerises grecques, comme pour l'ensemble des fruits à noyau, fortement touchés dès le mois de mars par des gelées qui ont quasiment anéanti la production. Cette année, les conditions climatiques sont nettement plus favorables au développement des fruits, malgré quelques incidents mineurs.
Dans la région d'Agia, principal bassin de production de cerises précoces en Grèce, Kostas Nikolitsas, conditionneur local, se montre toutefois prudent : « La récolte devrait débuter début mai. Les conditions sont globalement favorables et nous approchons du démarrage, mais je préfère ne pas faire de prévisions. On parle d'une récolte abondante, tant à Agia que dans le reste du pays, malgré quelques chutes de fruits. Je préfère laisser la météo s'exprimer avant de me prononcer : en cas de fortes pluies, il ne resterait plus une seule cerise. »
© Fotis Karabetsos | FreshPlaza.fr
Dans ce contexte d'incertitude, les discussions commerciales restent limitées. « Il n'y a pas encore de négociations avancées ni d'accords entre producteurs et stations de conditionnement. La saison se fera au rythme de l'offre et de la demande, qui, pour les cerises, évoluent de semaine en semaine », explique Kostas Nikolitsas, qui se garde de toute projection sur le marché.
Il ajoute : « D'autres zones de production précoce existent, notamment Lamia, Tirnavos et Milotopos. Si toutes ces régions arrivent en même temps avec des volumes élevés, le marché pourrait rapidement se retrouver sous pression dès le mois de mai, comme le dit l'expression grecque : "Hé, mon vieux, prends-moi aussi". »
Selon Kostas Nikolitsas, les cerises d'Agia peuvent être disponibles sur une grande partie de la campagne grâce à la diversité des microclimats locaux. Toutefois, les producteurs cherchent de plus en plus à se positionner sur des variétés très précoces. « Ce n'est pas toujours un avantage. Ces cerises sont plus sensibles et nécessitent davantage de soins, tant à la production qu'après récolte. Elles ne laissent aucune marge d'attente. »
À l'inverse, certaines variétés plus tardives se révèlent plus résistantes, mais restent peu cultivées. « Les volumes sont trop limités pour les programmes d'exportation et ces fruits sont souvent écoulés sur le marché intérieur à des prix élevés. Les exportateurs se concentrent donc principalement sur les variétés de mi-saison », conclut Kostas Nikolitsas.
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