La campagne de vanille à Madagascar se caractérise par une forte variabilité, liée notamment à des conditions climatiques défavorables qui limitent la production. Parallèlement, les perturbations affectant la campagne d'exportation contribuent à une hausse des prix, selon Guiot Christola Ranaivomanana, de Ray's Vanille.
© Ray's Vanille
« Les volumes de production sont très irréguliers et dépendent fortement des conditions climatiques, en particulier des cyclones », explique Guiot Christola Ranaivomanana. « Nous constatons que ce phénomène tend à se répéter tous les deux ans. Cette saison encore, un cyclone a touché les zones de production, impactant des régions entières et réduisant directement les volumes disponibles. Les pertes ont été importantes tout au long de la chaîne d'approvisionnement, avec des gousses et des stocks endommagés, ce qui complique encore la situation pour les exportateurs. »
Certaines zones restent toutefois relativement préservées. « Les meilleures qualités destinées à l'export proviennent de la région de Sava, dans le nord-est du pays. Cette zone est généralement plus stable, car moins exposée aux cyclones », précise Guiot Christola Ranaivomanana.
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Dans le même temps, la demande demeure soutenue. « Elle est même très élevée, au point que nous avons du mal à y répondre. Le marché est actuellement déséquilibré. Les prix ont augmenté d'environ 20 % par rapport à l'an dernier, principalement en raison de la baisse des volumes et de la forte demande internationale », indique Guiot Christola Ranaivomanana.
Basé au Maroc, l'exportateur souligne également la progression de la demande dans ce pays. « La demande marocaine est en constante augmentation, une tendance qui s'inscrit dans un contexte global de hausse de la consommation. »
Madagascar conserve par ailleurs une position dominante sur le marché mondial. « Tahiti peut être considéré comme un concurrent en termes de qualité, mais Madagascar représente toujours près de 80 % de la production mondiale », rappelle Guiot Christola Ranaivomanana.
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La culture de la vanille reste particulièrement exigeante en main-d'œuvre, ce qui constitue aussi un gage de qualité. « La production repose sur la pollinisation manuelle, et environ 100 000 familles participent aux différentes étapes de la filière », conclut-il.
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Guiot Christola Ranaivomanana
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