Le marché de la mangue se trouve actuellement à la croisée des origines, entre la fin de la campagne sud-américaine et l'arrivée progressive des origines africaines. Une situation qui génère une abondance d'offre et une qualité hétérogène dans un contexte de consommation peu dynamique.
© ABCD de l'Exotique
Une transition d'origines qui déséquilibre le marché
« Il y a actuellement une offre abondante renforcée par d'anciens stocks de mangues du Brésil et du Pérou », explique David Besnard, de l'entreprise ABCD de l'Exotique présente sur
© ABCD de l'Exotique le MIN de Rungis. « Ceux qui travaillent avec des programmes abandonnent les origines latines pour s'orienter vers l'Afrique, notamment la Côte d'Ivoire. Ces volumes résiduels viennent sur des marchés comme les nôtres, avec une qualité très aléatoire, ce qui inéluctablement a une influence sur le commerce et les prix ».
Une consommation freinée et une fenêtre de commercialisation intéressante limitée
À cette pression sur l'offre s'ajoute une demande en retrait. « Nous sortons de deux semaines de vacances, ce qui a ralenti l'activité ». Mais au-delà de cet effet ponctuel, la saisonnalité joue un rôle clé : « Les consommateurs se tournent naturellement vers les produits printaniers comme les fraises, et ce au détriment des exotiques ». Une situation d'autant plus délicate que, l'an dernier, le marché apparaissait plus fluide à la même période. Dans ce contexte, la commercialisation de la mangue africaine s'inscrit dans une fenêtre courte : « Il reste une dizaine de jours pour tenir des prix corrects. Ensuite, avec l'arrivée massive des volumes, les cours risquent de chuter ».
Pour plus d'informations :
David Besnard
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MIN de Rungis