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Noix de coco : une gestion moins intensive permet de maintenir les rendements voire de les augmenter

De nouvelles recherches indiquent qu'une gestion moins intensive des plantations de cocotiers permet de maintenir, voire d'augmenter les rendements, tout en améliorant la santé des sols. Publiée dans la revue Plants, People, Planet, l'étude montre qu'une réduction des interventions limite la présence de pathogènes nuisibles et favorise le développement de champignons mycorhiziens bénéfiques.

Les travaux ont été menés en Côte d'Ivoire, au sein d'une cocoteraie expérimentale suivie sur le long terme, à partir d'analyses de la biodiversité des sols basées sur l'ADN. Cette recherche est le fruit d'une collaboration entre le Georgina Mace Centre for the Living Planet, le Centre for Environmental Policy de l'Imperial College de Londres et le Centre national de recherche agronomique.

Ben Roberts, coauteur de l'étude, souligne : « Les palmiers représentent des cultures essentielles. Le palmier à huile, par exemple, fournit plus de 40 % de l'huile végétale mondiale tout en n'occupant que moins de 6 % des surfaces dédiées à ces productions. Trouver des solutions pour maintenir ces rendements élevés tout en réduisant les impacts environnementaux associés est donc particulièrement intéressant. »

Les chercheurs ont comparé différents niveaux d'intensité de gestion, allant de systèmes avec un sous-bois totalement éliminé à des parcelles où la végétation au sol est conservée. Les résultats montrent qu'une gestion intermédiaire permet de préserver les rendements et, dans certains cas, de les améliorer par rapport aux systèmes les plus intensifs.

Ces performances s'expliquent en grande partie par la biologie des sols. Les champignons mycorhiziens jouent un rôle clé en facilitant l'absorption des nutriments par les racines des cocotiers, tandis que les pratiques intensives perturbent ces équilibres et favorisent le développement de pathogènes tels que Pestalotiopsis et Lasiodiplodia.

Le professeur Vincent Savolainen précise : « Une gestion à faible intensité, qui maintient la végétation au sol, peut améliorer à la fois les rendements et la santé des sols en stimulant la biodiversité bénéfique. »

L'étude met également en évidence des gains économiques potentiels. Avec des densités de plantation et des prix de marché standards, une gestion moins intensive pourrait générer un revenu supplémentaire compris entre 800 et 1 200 dollars par hectare et par an, soit l'équivalent de 1 800 à 2 700 noix de coco supplémentaires par hectare.

Le professeur Vincent Savolainen ajoute : « En favorisant la diversité des organismes du sol, les pratiques à faible intensité limitent les agents pathogènes tout en stimulant les champignons mycorhiziens. Cette combinaison renforce à la fois la santé des cultures et la résilience des sols. »

Dans la continuité de ces travaux, deux chercheurs, Ben Roberts et Hamish Duncalf-Youngson, ont fondé l'entreprise Rhynco afin de valoriser ces résultats sur le terrain. Ben Roberts explique : « Au-delà de la déforestation et de la perte de biodiversité, la gestion des déchets constitue un enjeu majeur pour les plantations de palmiers. Sur des surfaces mondiales dépassant plus de deux fois celle du Royaume-Uni, les troncs et les frondes sont produits en grandes quantités. Ils sont souvent brûlés ou laissés à l'abandon, ce qui génère des émissions de gaz à effet de serre et d'autres polluants. »

« Chez Rhynco, nous utilisons des insectes pour transformer ces déchets issus des filières cocotier et palmier à huile en produits à valeur ajoutée, comme des huiles, des protéines ou des engrais. L'objectif est de renforcer durablement la production et les revenus, tout en incitant les producteurs, notamment les petits exploitants, à adopter des pratiques plus durables. »

Source : Phys.Org

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