Face aux contraintes liées au manque d'eau, certains producteurs de la région d'El Jadida s'intéressent désormais au pitaya (fruit du dragon), comme culture alternative. Dans la commune de Tnin Chtouka, une pépinière expérimentale installée à El Oulja mène actuellement des essais afin d'évaluer le comportement de cette plante tropicale dans les conditions pédoclimatiques marocaines.
L'objectif est notamment de mesurer sa résistance au stress hydrique et sa viabilité économique dans une zone où la pression sur les ressources en eau pousse les agriculteurs à rechercher de nouvelles productions moins exigeantes. Les premiers retours de terrain mettent en avant une plante capable de supporter des conditions relativement sèches ainsi qu'une certaine salinité des sols, un point particulièrement important pour les exploitations de la façade atlantique.
Les agriculteurs engagés dans les essais évoquent également une culture peu gourmande en eau et nécessitant un entretien limité. Le pitaya présente par ailleurs l'avantage d'être facilement multiplié par bouturage et de bien réagir à la taille, ce qui simplifie sa gestion culturale.
Autre élément jugé intéressant par les porteurs du projet : la rapidité de mise à fruit. La production peut débuter dès la deuxième année après plantation, tandis que les rendements augmentent progressivement au cours des campagnes suivantes. Cette perspective pourrait séduire des exploitations de taille moyenne cherchant à diversifier leurs revenus agricoles.
Sur le plan commercial, les acteurs du projet estiment que le potentiel de développement dépendra surtout de l'organisation des circuits de commercialisation. Le fruit du dragon bénéficie toutefois d'un intérêt croissant sur les marchés internationaux, notamment grâce à son positionnement haut de gamme et à l'attrait des consommateurs pour les fruits exotiques à valeur nutritionnelle élevée.
Pour le Maroc, cette expérimentation s'inscrit dans une réflexion plus large autour de la diversification des productions agricoles afin de renforcer la résilience des exploitations face aux effets du changement climatique.
Source : agrimaroc.ma