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Le Brésil réduit ses importations de pommes en raison de l'augmentation de l'offre intérieure

La baisse des achats étrangers en début d'année s'explique en grande partie par l'évolution de la production nationale. Selon les sources du secteur, le Brésil connaît une saison avec de meilleurs résultats en termes de volume et de qualité. Malgré quelques épisodes climatiques particuliers, les prévisions font état d'une récolte légèrement supérieure à celle de l'année précédente, avec des normes qualitatives également plus favorables.

Cette augmentation de l'offre intérieure a eu un impact direct sur le marché. La plus grande disponibilité des fruits locaux a réduit la nécessité de recourir aux importations. Les analystes s'accordent à dire qu'il y a eu un ajustement conscient du rythme des achats à l'étranger, dans le but d'éviter une offre excédentaire qui exercerait une pression à la baisse sur les prix. Dans ce contexte, la demande intérieure est largement couverte par la production nationale, ce qui permet de comprendre le ralentissement des importations.

À ce scénario s'ajoute l'évolution des principaux pays fournisseurs. Depuis l'Alto Valle argentin, l'une des principales zones de production de l'hémisphère sud, les opérateurs soulignent que la moindre présence de l'Argentine au Brésil a également influencé la baisse des achats. Cette situation est liée à une saison complexe pour les pommes rouges, en particulier la variété Red Delicious, qui a enregistré des pertes importantes.

Dans certains cas, les pertes ont atteint jusqu'à 40 % de la production, ce qui a directement affecté la capacité d'exportation. En conséquence, une partie du secteur a choisi de réorienter ses expéditions vers d'autres destinations, réduisant ainsi les volumes destinés au marché brésilien.

Les chiffres officiels confirment cette tendance : au cours du premier trimestre, l'Argentine a exporté environ 4 500 tonnes de pommes vers le Brésil, soit une baisse de 27 % par rapport à l'année précédente, reflétant les difficultés de production et les difficultés commerciales.

Dans le même temps, d'autres origines ont gagné en poids dans l'offre. L'Italie a augmenté ses expéditions d'environ 6 %, consolidant ainsi sa position, tandis que le Chili s'est distingué avec une augmentation de 28 %, devenant ainsi l'un des principaux fournisseurs au cours de cette période.

La présence européenne, en particulier italienne, est devenue plus importante au cours du premier trimestre, lorsqu'elle a coïncidé avec une fenêtre commerciale favorable au Brésil. Cette prédominance se reflète dans les statistiques, qui montrent une forte participation de ces origines au cours des premiers mois de l'année.

Cependant, cette configuration change au fur et à mesure que la saison avance. À partir du deuxième trimestre, les pays de l'hémisphère sud, principalement le Chili et l'Argentine, ont commencé à gagner du terrain sur le marché brésilien.

Au second semestre, cette tendance s'accentue, avec une nette prédominance de ces deux pays dans l'offre de pommes, généralement menée par le Chili, qui concentre une part importante de l'offre exportable à destination du Brésil.

En résumé, la baisse des importations brésiliennes au cours du premier trimestre est due à une combinaison de facteurs. D'une part, une meilleure récolte domestique réduit la dépendance vis-à-vis du commerce extérieur ; d'autre part, les difficultés de l'Argentine et l'avance d'autres fournisseurs reconfigurent la carte des échanges.

Malgré cet ajustement ponctuel, la tendance à moyen terme indique que le Brésil continue d'accroître son volume d'achats extérieurs, consolidant ainsi sa position de marché stratégique pour les exportateurs. Le défi sera de s'adapter à un environnement de plus en plus compétitif, où la qualité, la logistique et la réactivité feront la différence.

Source : masp.lmneuquen.com

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