Ramon Fernandez-Pacheco, ministre andalou de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Eau et du Développement rural, a appelé à davantage de « sérieux » dans l'application des accords commerciaux avec les pays tiers. Il a notamment qualifié la situation des tomates dans le cadre de l'accord avec le Maroc de « cas douloureux » pour les producteurs d'Almería.
S'exprimant lors d'un événement médiatique organisé par Europa Press en Andalousie, Ramon Fernandez-Pacheco a indiqué que le secteur agricole d'Almería n'était pas opposé à la concurrence, mais refusait de faire face à des conditions inéquitables. « Les agriculteurs ne peuvent pas être compétitifs s'ils ont les mains liées dans le dos », a-t-il déclaré.
Le ministre a également exprimé ses préoccupations concernant l'étiquetage de tomates issues du Sahara comme étant d'origine marocaine, qualifiant cette pratique d'« inacceptable ». Il a rappelé qu'une partie de la production provient de ce territoire, « dont la souveraineté du Maroc n'est pas reconnue au niveau international », et a mis en garde contre une utilisation de l'accord UE-Maroc pour introduire ces produits sur le marché européen.
Ramon Fernandez-Pacheco a par ailleurs dénoncé un dépassement des quotas d'importation de tomates marocaines, estimant que les infractions sont souvent constatées trop tard pour permettre une réaction efficace. Il a appelé à un renforcement des contrôles et à une application stricte de la réglementation : « Si le quota est de dix et qu'il atteint 10,1, les importations doivent être arrêtées immédiatement. »
Source : Yabiladi