Selon les estimations établies au 1er avril 2026, la production française de carottes destinées au marché du frais s'élèverait à 368 000 tonnes pour la campagne 2025-2026, soit une progression de 9 700 tonnes par rapport à la saison précédente. En mars 2026, les prix se sont inscrits en hausse de 13 % comparativement à la campagne 2024-2025, et de 10 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années pour ce même mois. Les mois précédents (mai 2025-janvier 2026), les prix étaient au contraire inférieurs à la moyenne.
Des rendements élevés dans le Sud-Ouest
Les surfaces nationale pour la campagne 2025-2026 atteindraient 10 732 hectares, un niveau globalement stable sur un an et supérieur de 1 % à la moyenne 2020-2024. Cette stabilité masque toutefois des évolutions régionales contrastées : un recul de 3 % est observé en Basse-Normandie, compensé par une progression en Aquitaine (+2 %), avec une dynamique particulièrement marquée en Gironde (+6 %), notamment liée aux rotations culturales.
La production nationale est ainsi attendue à 368 000 tonnes, en hausse de 3 % sur un an et de 9 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Cette progression repose en grande partie sur les très bons résultats enregistrés en Aquitaine, où la récolte bondirait de 16 % grâce à des rendements élevés. À l'opposé, la Basse-Normandie accuse un net recul, avec une production en baisse de 21 % sur un an en raison de rendements dégradés.
Les prix se raffermissent au 1er trimestre
En début d'année, le marché retrouve du dynamisme après la période des fêtes, soutenu par une demande plus active. Les prix se maintiennent globalement, avec une légère tendance haussière.
Le mois de février est marqué par des conditions météorologiques très humides, perturbant fortement l'offre. L'accès aux parcelles devient ponctuellement difficile, les opérations aux champs et en station se compliquent, tandis que les volumes déclassés augmentent et que les disponibilités deviennent irrégulières. Dans ce contexte tendu, les prix poursuivent leur progression.
En mars, malgré la nécessité d'un tri plus rigoureux, la hausse des cours se confirme, avec des niveaux supérieurs de 13 % à ceux de la campagne précédente et de 10 % à la moyenne 2021-2025 pour la même période.
Sur le plan des échanges, entre mai 2025 et février 2026, les flux de carottes et navets reculent nettement : les exportations s'établissent à 51 800 tonnes (-48 %), tandis que les importations, à 107 700 tonnes, diminuent plus légèrement (-3 %). Le déficit commercial en volume atteint ainsi environ 55 900 tonnes, soit un niveau cinq fois supérieur à celui de la campagne précédente, sous l'effet conjugué d'un fort repli des exportations et d'importations quasi stables.
Source : agreste.agriculture.gouv.fr