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Comment s’annonce la récolte européenne 2026 d’abricots ?

Après une récolte 2025 plutôt faible (476 000 tonnes contre 563 000 en 2024), la production européenne d'abricots devrait légèrement progresser en 2026, avec une hausse estimée à +6 % par rapport à l'an dernier atteignant les 505 000 tonnes. Cette évolution s'explique par des conditions climatiques globalement plus favorables (absence de gel) mais toutefois marquées par des épisodes pluvieux pendant la floraison, limitant le plein potentiel de production. À ce stade, seule la Grèce affiche un potentiel normal et nettement supérieur à celui de 2025. L'Italie, l'Espagne et la France restent quant à elles proches ou en retrait par rapport à l'an dernier.

© FreshPlaza

Grèce : une production en nette hausse
Avec une production attendue autour de 95 000 tonnes en 2026, la Grèce enregistre un net rebond, avec des volumes estimés environ 40 % supérieurs à ceux de 2025 (67 750 tonnes) et près de 20 % au-dessus de la moyenne 2020–2025. Contrairement à l'an dernier ( sécheresse, gelées tardives, chaleurs extrêmes et épisodes de grêle) aucune difficulté climatique majeure n'a été signalée cette saison. Les conditions météorologiques ont favorisé un bon développement des arbres. La région de Macédoine présente des niveaux de production proches de la normale, sans incidents notables, à l'exception de quelques variétés précoces qui affichent une production en baisse.

Dans le détail :

  • Péloponèse / Stéréa / Crète : 45 000 tonnes
  • Macédoine / Autres Régions : 50 000 tonnes

Le démarrage de la récolte est attendu autour du 5–10 mai en Macédoine et dès la dernière semaine d'avril dans les régions méridionales.

Sur le plan structurel, la filière grecque poursuit une amélioration des rendements et de la qualité des fruits dans la plupart des régions. Les surfaces et le nombre de producteurs sont en augmentation. Toutefois, le changement climatique constitue un défi majeur, nécessitant l'introduction de variétés mieux adaptées, notamment en termes d'exigences en froid. Le secteur est également confronté à un manque de renouvellement des générations et à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Sur le marché, le durcissement des exigences réglementaires (conditionnement, travail, environnement) entraîne une hausse des coûts de production, sans répercussion systématique sur les prix de vente, fragilisant la rentabilité des exploitations.

Espagne : une production quasi similaire à 2025
En Espagne, la campagne 2025 avait déjà enregistré un recul de 12,5 % par rapport à 2024, année record avec 118 483 tonnes. Pour 2026, les conditions climatiques sont globalement favorables, bien que contrastées selon les régions. L'hiver a permis une accumulation satisfaisante d'heures de froid, assurant une bonne floraison et un développement initial correct. Les pluies d'automne et d'hiver ont également amélioré l'état hydrique des vergers. Au printemps, plusieurs aléas sont toutefois venus perturber la campagne : pluies pendant la floraison compliquant la nouaison, notamment pour l'abricot, gels localisés fin mars et pression accrue des maladies liée à l'humidité. Malgré ces éléments, la situation reste globalement correcte, même si des incertitudes persistent. Le calendrier affiche une légère avance de 5 à 7 jours par rapport à 2025, liée à des températures plus élevées en mars et avril, avec des variations selon les zones et les variétés. Côté volumes, les perspectives sont contrastées : stabilité ou légère hausse en Murcie et en Catalogne ; baisses attendues en Andalousie, Castille-La Manche et dans certaines zones de Valence ; situation incertaine en Aragon.

Au global, la production devrait être similaire ou légèrement inférieure à celle de 2025. La récolte 2026 est estimée à 110 120 tonnes, soit +13 % par rapport à la moyenne 2020–2024, mais –7 % par rapport à 2025.

Dans le détail :

  • Valence : 900 tonnes
  • Murcie : 55 000 tonnes
  • Aragon : 22 540 tonnes
  • Catalogne : 16 900 tonnes
  • Castille-La Manche : 5 870 tonnes
  • Autres régions : 8 910 tonnes


Italie : une récolte quasi stable sur un an
En 2025, la production italienne d'abricots s'était établie à un peu moins de 192 000 tonnes, en baisse par rapport à 2024 sous l'effet de conditions climatiques défavorables et d'une légère réduction des surfaces. Les gelées tardives avaient particulièrement affecté les régions de la façade adriatique, tandis que les pluies printanières et l'alternance avaient pénalisé les variétés précoces. L'Émilie-Romagne avait notamment enregistré une chute marquée de –41 %. Dans le sud, les baisses avaient été plus limitées (–12 %), avec des situations contrastées : une récolte positive en Sicile, mais des dégâts liés au gel dans les Pouilles et, dans une moindre mesure, en Basilicate.

Pour 2026, aucune gelée significative n'a été observée, bien qu'un retour du froid entre fin mars et début avril ait influencé les productions. La floraison a été globalement satisfaisante, mais les pluies fréquentes ont localement perturbé la nouaison, entraînant une charge en fruits hétérogène. Les régions du Nord devraient afficher une reprise après les faibles volumes de 2025, tandis qu'une légère baisse est attendue dans le Sud.

La production nationale est estimée à environ 193 680 tonnes, soit +1 % par rapport à 2025. Ce niveau reste légèrement inférieur à la moyenne récente, mais supérieur aux années fortement déficitaires comme 2020–2021.

La diminution des surfaces se poursuit, avec une baisse de 4 % entre 2025 et 2026.

Dans le détail :

  • Émilie-Romagne et Nord : 74 082 tonnes
  • Centre : 10 446 tonnes
  • Sud : 109 152 tonnes

France : une année plutôt en dessous des volumes de 2025
En France, la campagne 2026 se caractérise par l'absence de gel, mais par une forte humidité, notamment dans le Languedoc-Roussillon, principal bassin touché. Les pluies importantes pendant la floraison ont perturbé la nouaison, malgré une floraison jugée très belle, entraînant d'importantes chutes physiologiques.

Selon les statistiques officielles des services de l'État, la production 2026 est estimée à 106 520 tonnes (contre 98 194 tonnes en 2025), avec dans le détail 30 366 tonnes en Languedoc-Roussillon, 61 700 tonnes en Rhône-Alpes et 14 454 tonnes en PACA. Des prévisions toutefois contestée par l'AOP Pêches et Abricots de France, qui a indiqué lors du medFEL anticiper une récolte inférieure d'environ 15 % à celle de l'an dernier, en raison de l'impact de l'humidité dans la partie sud. En agriculture biologique, la situation apparaît encore plus dégradée dans certaines zones, avec des pertes pouvant atteindre jusqu'à –80 %.

Le pic de production est attendu entre les semaines 26 et 27, soit fin juin, coïncidant avec la Quinzaine de l'abricot. Les volumes seront présents sur le marché, malgré le recul.

Après une année 2024 très déficitaire, la production 2025 avait marqué un retour à la normale. Toutefois, l'érosion du verger et les rendements plus faibles des variétés traditionnelles (Bergeron, Bergarouge, Orangered) limitent toujours le potentiel global, loin des niveaux records des années 2006, 2009 ou 2012.

L'hiver 2025–2026 avait initialement favorisé un bon repos végétatif, mais la douceur de janvier et février, suivie de fortes pluies pendant la floraison, a accentué les chutes physiologiques dans les régions méridionales. À l'inverse, les régions plus septentrionales ont bénéficié de conditions plus favorables, notamment en Rhône-Alpes, même si la variété Bergeron confirme son recul.

Au final, malgré un éclaircissage encore en cours, la récolte devrait rester inférieure à celle de 2025 selon les professionnels, les calibres venant compenser en partie la faible charge de nombreuses variétés. La précocité est proche de celle de l'an dernier, avec les premières récoltes attendues autour du 15 mai (semaines 20–21), pour une présence généralisée début juin et un pic entre le 20 juin et le 10 juillet.

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