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« Les prix des tomates ont chuté d’un tiers sur le marché marocain »

La suspension des exportations marocaines de certains produits frais vers les marchés africains, entrée en vigueur le 13 avril, est toujours d'actualité. Une mesure qui suscite des réactions contrastées : les exportateurs appellent à un compromis, tandis que les défenseurs des consommateurs saluent un rééquilibrage du marché local.

© Nul

Mohamed Zemrani, président de l'Association marocaine des producteurs et exportateurs de produits vers l'Afrique, critique une décision prise dans la précipitation : « La décision a été adoptée et appliquée immédiatement, sans consultation préalable. Nous avons néanmoins réussi à convaincre les autorités de laisser passer plusieurs camions déjà en route vers la frontière sud, à destination des marchés africains. À l'avenir, nous appelons à une approche plus concertée. Les exportations de trois produits vers les marchés africains sont actuellement suspendues : les tomates, les pommes de terre et les oignons. En revanche, nous continuons d'exporter d'autres produits frais vers ces marchés. »

Mohamed Zemrani dénonce également une inégalité de traitement entre les débouchés africains et européens : « Les tomates continuent d'être exportées vers l'Europe. Nous sommes en discussion avec les autorités afin d'obtenir un quota comparable à celui accordé aux exportateurs opérant sur le marché européen. »

« Nous soutenons toute mesure prise dans l'intérêt des consommateurs et de la sécurité alimentaire nationale. Cela n'empêche pas de plaider pour une meilleure coordination », ajoute Mohamed Zemrani.

À l'inverse, les associations de défense des consommateurs soutiennent pleinement ces restrictions. Ali Chettour, président de l'Association marocaine pour la défense des droits des consommateurs, estime la mesure à la fois justifiée et efficace : « Depuis l'entrée en vigueur des restrictions, le prix moyen des tomates a reculé d'un tiers sur le marché marocain. Avant d'aborder la question des exportations, il faut rappeler que la loi garantit aux consommateurs le libre choix des produits en fonction de leur pouvoir d'achat. Par ailleurs, la sécurité alimentaire doit primer sur toute autre considération. »

Ali Chettour nuance toutefois sa position : « Nous ne sommes pas opposés au secteur exportateur de produits frais. Nous reconnaissons son rôle essentiel en matière d'emploi et de génération de devises. Mais dans des périodes difficiles, il est nécessaire de soutenir le marché local et d'assurer un approvisionnement régulier de l'ensemble des marchés de gros au Maroc. »

Pour plus d'informations :
Mohamed Zemrani
AMPEPAFRIC
Tél. : +212 661 449619

Ali Chettour
MADCR
Tél. : +212 661 978397

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