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Les exportations d’oignons indiens sous pression entre météo défavorable et hausse du fret

Les exportations d'oignons indiens font face à une situation particulièrement tendue, marquée à la fois par des conditions climatiques défavorables et par une forte hausse des coûts logistiques vers le Golfe. Malgré cela, la production globale se maintient et une intervention des autorités pourrait contribuer à stabiliser le marché, explique Kiran Gandurde, cofondateur de Matoshree Fresh Foods à Nashik. « Des perturbations mineures sont à prévoir à l'export en raison d'une qualité affectée par la météo. Le calibrage est devenu essentiel pour garantir la satisfaction des importateurs. »

La variété rose Garwa, récoltée en mai, a été la plus touchée par les fortes pluies du mois de mars. « La production à Nashik a reculé de 2 à 5 % par rapport à l'an dernier, mais les régions de Solapur et Pune ont compensé cette baisse, permettant de maintenir le niveau global. Sur le marché intérieur, les volumes de qualité inférieure sont abondants, tandis que les producteurs et négociants stockent les meilleurs lots en attendant une remontée des prix », explique Kiran Gandurde.

Les arrivages sont en hausse, avec des oignons de qualité export proposés entre 0,11 et 0,16 dollar par kilo. « Cette tendance est classique à cette période, jusqu'à ce que l'offre du Maharashtra prenne le dessus sur celle du Rajasthan et du Bengale occidental. Toutefois, de nouvelles pluies attendues fin avril pourraient encore dégrader les cultures non récoltées et accentuer la présence de produits de moindre qualité sur le marché. »

© Matoshree Fresh Foods

Les expéditions vers l'Asie restent dynamiques. « Les envois hebdomadaires vers la Malaisie et le Vietnam permettent de maintenir une certaine fluidité commerciale », indique Kiran Gandurde. En revanche, les exportations vers les pays du Golfe — notamment Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite, Bahreïn et Dubaï — sont fortement perturbées par les tensions géopolitiques. « Les coûts des conteneurs à destination du port de Jebel Ali sont passés de 2 150 à près de 9 700 dollars, ce qui freine fortement les expéditions. »

Même en l'absence de nouvelles pluies, la hausse des prix à la production devrait rester limitée. « L'an dernier, une situation similaire avait conduit à une hausse des prix jusqu'à 0,17-0,22 dollar par kilo après l'intervention des autorités. Aujourd'hui, les négociants de Nashik stockent les oignons de meilleure qualité en prévision d'une intervention attendue à la mi-mai. Les organismes publics pourraient acheter les stocks à un prix supérieur d'environ 50 % au marché afin de réguler les prix intérieurs. Dans ce cas, les volumes seraient orientés vers le marché domestique plutôt que vers l'export. »

Dans ce contexte, seuls les opérateurs expérimentés restent actifs à l'export. « Les nouveaux exportateurs sont absents du marché actuellement. Les acteurs historiques continuent d'expédier, malgré les difficultés liées au fret vers le Golfe et aux conditions météorologiques », précise Kiran Gandurde. « En général, l'intervention du gouvernement intervient après avril, ce qui permet ensuite une remontée des prix et un environnement plus favorable pour les exportateurs. »

Pour plus d'informations :
Kiran Gangurde
Matoshree Fresh Foods
Tél : +91 92 73 683 400
[email protected]

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